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Jean
LEPAGE :
Conservateur du musée d'art et d'histoire de Narbonne |
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La fracture est ancienne entre les modernistes et le peuple des voyants, lequel refuse ces modernistes créateurs d'un art qui ne lui est pas destiné, qui piétinent en ressassant les vieilles recettes de la provocation, trop vite baptisés Génies par des galeristes avides de profits, des conservateurs de musées avides de carrières et certains fondamentalistes de FRAC avides de vides. L'Art est ailleurs... et la faillite artistique conjoncturelle d'un art contemporain immobile, accroché aux cimaises dans l'attente d'un face à face avec le visiteur/piéton ?cedepuis la genèse des musées ? explose àBRAMABIAU, hors galerie, hors parisianisme, hors ésotérisme, par des laves azurées jaillissant des sources de la terre dans un ordonnacement savamment calculé, où den n'est laissé au hasard. Après les Magdaléniens qui les premiers explorèrent la grotte, Jean TRUEL fait surgir l'image d'un lieu où elle était exclue. Ses peintures de gouffre enluminent le chaos et les ténèbres, en surprenant le spectateur au moment où il s'y attend le moins. Par ce Contact accidentel avec le visiteur venu découvrir autre chose, l'art pariétal de Jean TRUEL devient authentiquement "grand publie" car inaliénable et non négociable, sans vernissage et sans discours, loin du peintre pontifiant et de ses caudataires.
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